Cahiers (Internationaux) de Sociolinguistique

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Depuis 2011, les Cahiers de Sociolinguistique sont devenus les Cahiers Internationaux de Sociolinguistique publiés aux éditions l'Harmattan.

L'ensemble des numéros est disponible sur: http://www.cairn.info/



Présentation des Cahiers de Sociolinguistique "Nouvelle Série" (à partir du n° 13, 2008)

Fondés en 1995 par F. Manzano et Ph. Blanchet comme une revue thématique annuelle essentiellement animée par un laboratoire de Rennes 2, avec le soutien des Presses Universitaires de Rennes, les CdS ont rencontré un certain succès qui nous a amenés à les ouvrir de plus en plus à des collaborations extérieures et internationales.

Avec ce n° 13 nous avons choisi de passer à une autre étape dans la dynamique de notre revue, manifestée par la notion de « nouvelle série » et par une organisation mieux adaptée aux fonctions qu'elle remplit de fait depuis quelques années.

Désormais codirigés par Th. Bulot et Ph. Blanchet, les CdS bénéficient d'un comité de rédaction largement international, exclusivement composé de spécialistes reconnus, tous extérieurs à l'université Rennes 2, qui a fonctionné pour la première fois avec ce numéro et que nous remercions vivement.

Chaque numéro comportera une partie « comptes-rendus de lecture » qui nous était demandée depuis longtemps. Dès le n° 14, les textes seront accompagnés d'un résumé en français et en anglais, en d'autres langues le cas échéant.

Majoritairement francophones, les CdS ont accueilli des textes en anglais et développeront leur plurilinguisme.
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Comité de lecture des Cahiers de Sociolinguistique Nouvelle Série

  • Armstrong Nigel (Université de Leeds, Royaume-Uni)
  • Blondeau Hélène (Université de Floride, Gainsville, USA)
  • Boudreau Annette (Université de Moncton, Canada)
  • Calvet Louis-Jean (Université de Provence, Aix, France)
  • Francard Michel (Université Catholique de Louvain, Belgique)
  • Gadet Françoise (Université Paris X, France)
  • Hambye Philippe (Université Catholique de Louvain, Belgique)
  • Heller Monica (Université de Toronto, Canada)
  • Jones Mari (Université de Cambridge, Royaume-Uni)
  • Klaeger Sabine (Université de Bayreuth, Allemagne)
  • Lounici Assia (Université d'Alger, Algérie)
  • Marcellesi Jean-Baptiste (Rouen)
  • Messaoudi Leila (Université de Kénitra, Maroc)
  • Moussirou-Mouyama, Auguste (Université de Libreville, Gabon)
  • Mufwene Salikoko (Université de Chicago, états-Unis)
  • Pöll Bernhart (Université de Salzburg, Autriche)
  • Rispail Marielle (Université Jean Monnet, St Etienne, France)
  • Robillard Didier de (Université François Rabelais, Tours, France)
  • Singy Pascal (Université de Lausanne, Suisse)
  • Telmon Tullio (Université de Turin, Italie)
  • Tsofack Jean-Benoît (Université de Dschang, Cameroun)
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Volumes parus

Ces numéros peuvent être commandés directement aux : Presses Universitaires de Rennes Université Rennes-2 - Campus de la Harpe 2, rue Doyen Denis Leroy 35044 Rennes Cedex (tél. 02.99.14.14.00 à 06) (les prix indiqués sont des prix franco de port) Pour les informations détaillées et la liste des n° parus (ISBN, etc.), consulter le catalogue des PUR.
  • (N°1) Langues et parlers de l'ouest, pratiques langagières en Bretagne et Normandie

    sous la direction de F. Manzano
    (contributions de F. Manzano, Ph. Blanchet, Ch. Leray, H. Walter, J.-F. Le Dû, F. Favereau, R. Lepelley, C. Bougy)
    1ère édition 2ème trimestre 1996, rééd. 2ème trimestre 1997
    188 pages, 80 F.

    Qui parle quoi ? pour s'adresser à qui ? et à quels moments ? Les réponses à ces questions, fondatrices de la sociolinguistique, conditionnent l'interprétation que l'on peut donner du paysage linguistique de l'ouest français.

    Très proches des centres névralgiques de la francisation, ces régions cultivent en effet le paradoxe d'être soumises à une pression historique directe et continue du français, sans pour autant reculer significativement sur le terrain des pratiques sociolinguistiques rurales.

    Les contributions réunies dans ce volume tentent de montrer pourquoi, en dépit de fissures notables, la Bretagne et la Basse-Normandie constituent aujourd'hui encore un véritable réservoir identitaire et dialectal.

    Mots clés : Sociolinguistique, Pratiques dialectales, Ethnolinguistique, Breton, Gallo, Normand, Phonétique, Phonologie, Lexique.

  • (N°2-3) Vitalité des parlers de l'Ouest et du Canada francophone à la fin du XXème siècle

    sous la direction de F. Manzano
    Actes du VIème colloque international de dialectologie et de littérature du domaine d'oïl occidental (Rennes, 10-11 mai 1996)
    (contributions de F. Manzano, Ph. Blanchet, G. Guillaume, P. Boissel, R. Lepelley, J.-P. Simon, S. Golopentia, L. Rodriguez, M.-R. Simoni-Aurembou, G. Brun-Trigaud, H. Walter, I. Leroy-Turcan, C. Bougy, M. Faribault, P. Gauthier, F. Krier, C. Moïse, J.-M. Eloy, Ch. Leray)
    1ère édition octobre 1997
    454 pages, 150 F.

    A la fin du XXème siècle, les parlers dialectaux de l'ouest de la France et du Canada francophone paraissent plus que jamais soumis à des pressions considérables. Que ces pressions viennent du français central ou de l'anglais au Canada, dialectologues et sociolinguistes s'interrogent sur les modalités de résistance, de réfection, des parlers vernaculaires. A quel point les pratiques dialectales locales imprègnent-elles les modes d'expression communs dans ces régions ? Pourquoi et comment se reproduisent-elles ? Ont-elles un avenir, et si oui sous quelles formes et dans quelles conditions ?

    Pour donner quelques éléments de réponse à ce type de questions, on adopte ici le croisement des points de vue de l'histoire, du terrain et des cheminements identitaires.

    On ne peut ainsi manquer d'observer la stabilité des traits typologiques de l'ouest, que l'on repèrera aussi bien dans une mazarinade du XVIIème siècle qu'à la fin du XXème dans un village du Cotentin. Partout, les parlers locaux semblent fortement ancrés et la fin des récoltes dialectologiques n'est pas pour demain.

    Cette surprenante vitalité des parlers régionaux à la fin du XXème siècle n'est guère compréhensible si l'on se prive d'un regard attentif sur les genèses identitaires dont ils sont l'expression. Des identités constamment en travail à travers des parcours souvent peu manifestes, voire souterrains, des identités qui peuvent aussi se révéler brutalement, alors même que les observateurs les croient dépassées.

    Mots clés : Dialectologie, Ethnolinguistique, Français régional, Lexique, lexicométrie, Diachronie, Toponymie, Vitalité sociolinguistique, Identités.

  • (N° 4) Langues du Maghreb et du Sud méditerranée

    sous la direction de F. Manzano, textes recueillis par F. Krier et F. Manzano
    n°4, 1998-99, 171 pages, 80 F.

    La rive sud de la Méditerranée, le Maghreb notamment, ont toujours frappé les observateurs par la variété de langues, de sociolectes et d'interlectes qui y sont attestés. Hier comme aujourd'hui, c'est bien d'une interface qu'il s'agit.

    L'arabe y a profondément conditionné structures sociales et mentalités. Pour autant, cette langue nationale des Etats du Sud apparaît régulièrement limitée dans son principe d'expansion territoriale, statutaire et sociolinguistique. Une limitation qui pèse sur les politiques linguistiques et tient en priorité à deux types de phénomènes.

    D'une part, des langues antérieures à l'arabisation ont subsisté en dépit de reculs notables, et fondent à la fin du XXème siècle des groupes de mieux en mieux cernés et actifs. C'est le cas du berbère, notamment en Algérie et au Maroc, dans certains pays d'Afrique sub-saharienne également.

    D'autre part, tout au long de son Histoire en Méditerranée occidentale, l'arabe s'est développé en contact étroit avec la Romania. Il s'agit là d'un axe constant, source d'une rencontre identitaire qu'attestent, comme autant de facettes, la situation de l'île de Malte, des systèmes toponymiques ou lexicaux, le rôle du français et, aussi bien, les manifestations les plus spontanées du langage ordinaire au Maghreb.

    Mots clés : variétés d'arabe, berbère, francophonie, contacts de langues, identités.

  • (N° 5) Histoires de vie et dynamiques langagières

    sous la direction de Ch. Leray et C. Bouchard, 2000, 219 p., 95 F.

    Les histoires de vie s'imposent aujourd'hui au c?ur d'un débat transdisciplinaire qui interroge et dynamise les sciences humaines, tant du point de vue théorique que méthodologique et pratique. Qu'apportent-elles aux sciences humaines ? Quels problèmes leur posent-elles ?

    Les textes réunis dans ce volume des Cahiers de Sociolinguistique tentent de répondre à ces questions. Il s'agit d'un choix de communications présentées au colloque international Histoires de vie & Dynamiques langagières (Rennes, 1998) et sélectionnées en raison de leur intérêt pour la sociolinguistique. Il y est question de diglossie, d'interculturalité, de transculturalité, d'appartenance culturelle, de changement identitaire ? et de leur mise en discours, de leur mise en récit.

    Conformément à l'esprit du colloque de Rennes, ces contributions émanent cependant de spécialistes de champs disciplinaires divers : linguistes, sociologues, spécialistes de la formation, psychologues, auxquels il faut ajouter le philosophe Francis Jacques dont la conférence introduit la question fondamentale de la relation interlocutive, base de toute rencontre parlée et parlante, lieu fondateur de l'identité et de la différence. A fortiori lorsque l'enjeu de cette relation est de dire sa vie, de dire une vie ou d'en écouter le récit.

    Si la démarche biographique a consisté hier à élucider comment nous sommes devenus ce que nous sommes ou comment nous avons appris ce que nous savons, peut-être s'impose-t-il aujourd'hui que le travail réflexif sur nos histoires de vie se centre davantage sur ce qui va nous permettre d'apprendre à gagner en lucidité sur le sort du monde et à discerner ce qui est véritablement pour nos sociétés question de vie ou de mort.

    Mots clés : auto-formation, récit de vie, interculturalité, ethnotextes, interactions langagières

  • (n°6) Sociolinguistique urbaine, actes de la 2e Journée Internationale de Sociolinguistique Urbaine

    (voir agenda)

    Télécharger le volume complet (fichier pdf)

    sous la direction de T. Bulot, C. Bauvois et Ph. Blanchet, 2001, 163 p., 15 euros.

    Après avoir connu ses travaux fondateurs sur le terrain urbain, la sociolinguistique tente depuis quelques années de théoriser, après d'autres sciences sociales, la ville. Est ainsi en train de se constituer une sociolinguistique urbaine qui problématise l'urbanité et l'urbanisation linguistique. On tente de mieux cerner de la sorte les faits relevant de la co-variance entre langue et société et qui seraient induits par le modèle culturel dominant, où une large part est faite à la mobilité spatiale comme valeur sociale.

    Ce volume envisage l'espace urbain comme un lieu de variations diverses de fait culturellement marqué par ce modèle, mais qui joue systématiquement sur les rapports complexes entre l'appartenance à une communauté sociale constituée (une ville) et la nécessité pour tout habitant, tout locuteur de se différencier dans cette même communauté (un quartier, un lieu, un territoire?). La mise en mots, la mise en discours des façons de parler telle ou telle langue, telle ou telle variété, les représentations des lieux, des espaces et des langues, les rapports aux jeux identitaires sont les terrains privilégiés d'une approche sociolinguistique.

    Le volume 6 des Cahiers de Sociolinguistique présente ainsi des travaux portant sur plus de onze villes de taille et de statut différents (Ouagadougou/ Burkina Faso, Lille/ France, Marseille/ France, Saint-Étienne-du-Rouvray/ France (agglomération rouennaise), Beni-Mellal/ Maroc, Rennes/ France, Nancy/ France, Rabat/Maroc, Salazie/ France (Île de La Réunion), Salé/ Maroc et Le Cap/ Afrique du Sud).

    Mots clés : Ville, Mobilité spatiale, Identités, Variations, Langues, Discours.

  • (n° 7) Langues en contact, Canada, Bretagne

    sous la direction de Ch. Leray et F. Manzano, 2002.[196 pages, 13 euros]

    Huit chercheurs abordent ici la question du contact de langues. Ils le font à partir de leurs expériences, et de leur regard particulier, sur deux régions de l'Atlantique Nord, le Canada et la Bretagne.

    Au Canada, on verra comment le français et les variétés qui s'y rattachent (dialectes, parler métis : le « mitchif ») se sont installés au Manitoba et résistent à la pression croissante de l'anglais (A.-S. Marchand, R. A. Papen). Une pression que l'on retrouve également au Nouveau-Brunswick où la population francophone du sud-est a produit un parler métissé, le « chiac », au sein duquel on peut observer concrètement les alternances des marqueurs discursifs issus des deux langues en contact (G. Chevalier). Au Québec, dont la situation linguistique est plus connue, on verra comment la planification des programmes d'enseignement, en réponse aux mêmes problèmes de contact, hésite entre une approche assimilatrice, qui peut conduire à la disparition de la langue maternelle et une approche tendant à protéger cette même langue maternelle (H. Poissant). On verra également, à travers une réflexion pratico-théorique sur des conversations mettant en présence des locutrices d'origines diverses (Haïti, Chili), comment le français devient langue d'intégration au Québec (A. Berrier).

    En Bretagne est reposée ici la question de l'alternance du français et du gallo et des modalités de cette alternance dans les « histoires de vies » (Ch. Leray). La même question du contact entre français et gallo de Haute-Bretagne est reprise dans une perspective historique et sociolinguistique qui tend à montrer les liens pouvant exister entre le français d'une part et la langue régionale, constitutive d'un « magasin dialectal » (F. Manzano). Que reste-t-il enfin quand la langue maternelle est morte : des traumatismes, des conduites de deuil par la littérature, sur lesquels un spécialiste de littérature du groupe attire notre attention. Pourrait-il s'agir d'un avertissement ? (M. Gontard).

    Mots-clefs : Francophonie, Canada, Gallo, Breton, Contact et conflit de langues, Diglossie, Alternances, Magasin dialectal, Parlers métissés, Analyses de discours, Marqueurs discursifs, Analyse conversationnelle, Planification, Littérature d'expression française.

  • n° 8, 2003. Langues, Contacts, Complexité: Approches théoriques en sociolinguistique, sous la Direction de Ph. Blanchet et D. de Robillard, avec la collaboration d'I. Pierozak et A. Bothorel-Witz (actes des journées d'études Sociolinguistique et contacts de langues, quelles modèles théoriques?)


    Les textes ici réunis sous le titre Langues, contacts, complexité : perspectives théoriques en sociolinguistique, sont issus des journées d'étude intitulées « Sociolinguistique et contacts de langues, quels modèles théoriques ? », qui ont été organisées à Rennes les 18 et 19 septembre 2003, par le CREDILIF (EA ERELLIF 3207 de l'université Rennes 2) et sous l'égide du Réseau Français de Sociolinguistique. Elles ont réuni une trentaine de spécialistes représentant douze équipes françaises de recherche en sociolinguistique dans le but de susciter, à partir du cas significatif des contacts de langues, une réflexion théorique actualisée. La sociolinguistique française s'est longtemps principalement préoccupée de méthodes d'enquêtes et suivait les modèles théoriques des grands chercheurs nord-américains (J. Fishman, W. Labov, J. Gumperz...), voire était présentée comme un simple « prolongement » interdisciplinaire aux marges d'une linguistique structurale classique ou apparentée. Ces journées ont permis de constater que la recherche française en sociolinguistique est capable d'exprimer sa légitimité scientifique et institutionnelle et qu'elle n'est pas une sous-discipline, mais une autre façon de poser les problèmes scientifiques pour l'observation, l'analyse, la compréhension des phénomènes linguistiques. Les textes ici réunis contribuent à renouveler le positionnement épistémologique de la sociolinguistique, tant par ses méthodes, ses objets, ses fondements, ses enjeux, que par les types de modèles théoriques et heuristiques qu'elle peut produire.

    Mots-clefs : Epistémologie, théorie, méthodologie, terminologie conceptuelle, sciences du langage, linguistique, sociolinguistique, ethnolinguistique, interdisciplinarité, contacts de langues, modélisation scientifique, générativisime, structuralisme, fonctionnalisme, système, polynomie, diglossie, complexité, théories du chaos, pratiques sociales, intervention, application.

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  • N° 9, 2004, Les parlers jeunes (Pratiques urbaines et sociales), sous la Direction de Thierry Bulot, 176 pages.

    ISBN : 2-7535-0077-4.

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    Tantôt perçu comme une menace par les tenants d'une langue française immobile, tantôt présenté comme le creuset des nouveaux usages langagiers, le terme « parlers jeunes » rend compte de la mise en spectacle d'une réalité socio-langagière nécessairement plus complexe. Il importe d'aborder le parler des jeunes comme il convient, c'est-à-dire à la fois comme un mouvement générationnel posant la différence par l'affirmation des identités, et à la fois comme un lieu symbolique où se jouent les minorations sociales. Il n'est en effet jamais vain de rappeler que le langagier (la langue et son usage) est et crée le lien social et, qu'à ce titre tout groupe de jeunes qui produit des énoncés étiquetés « jeunes » renvoie à la société la complexité des tensions en cours ; mais il démontre aussi une réelle compétence à construire du lien par la connaissance montrée du système linguistique.

    La sociolinguistique urbaine a montré que non seulement, en tant que structure sociale, milieu spécifique marqué par des interactions, par une culture, la ville produit un certain nombre d'effets sur les langues et le langage mais surtout que les discours tenus par les habitants sur leur(s) ou les langues dites urbaines sont un élément important, voire déterminant pour la production de l'espace énonciatif singulier que constitue chaque ville. Qu'en est-il alors du discours tenus sur les jeunes, par les jeunes ou par ceux qui ne le sont plus ? Des discours tenus sur les parlers jeunes ?

    Autour de ces questionnements, le volume envisage d'une part le terme « parlers jeunes » en tant que concept à la fois analytique et synthétique pour aborder l'urbanité langagière et, d'autre part, rend compte, à partir de terrains très divers, de la part à faire à des considérations plus citoyennes portant sur « le vivre ensemble » ou, pour le moins, sur des pistes d'interventions sociolinguistiques qui constituent, au final, un réel programme et de recherche et d'action.

    Sommaire
    • Thierry BULOT (CREDILIF EA ERELLIF 3207, université de Rennes 2), « Présentation. Les parlers jeunes, le parler de / des jeunes », 5-7.
    • Gudrun LEDEGEN (U.M.R. 8143 du C.N.R.S., université de la Réunion), « 'Le parlage des jeunes » à la Réunion' Bilan et perspectives », 9-40.
    • Zsuzsanna FAGYAL (French Department, université de l'Illinois at Urbana-Champaign, « Action des médias et interactions entre jeunes dans une banlieue ouvrière de Paris. Remarques sur l'innovation lexicale », 41-60.
    • Ángeles VICENTE (Instituto de Estudios Islámicos y del Oriente Próximo, université de Zaragoza), « Le parler arabe des jeunes musulmans de Ceuta : un effet du processus de koinéisation marocaine », 61-73.
    • Bernard LAMIZET (Institut d'Études Politiques de Lyon), « Y a-t-il un 'parler jeune' ? », 75-98.
    • Cyril TRIMAILLE (LIDILEM, université Grenoble III), « Études de parlers de jeunes urbains en France. Éléments pour un état des lieux », 99-132.
    • Thierry BULOT (CREDILIF EA ERELLIF 3207, université de Rennes 2), « les parlers jeunes et la mémoire sociolinguistique. Questionnements sur l'urbanité langagière. », 133-147
    • Cyril TRIMAILLE, Thierry BULOT et alii, « Les parlers jeunes. Bibliographie générale et thématique», 369 items, 149-172.

  • N° 10, 2005, Minorations, minorisations, minorités - études exploratoires, Sous la direction de Dominique Huck et Philippe Blanchet, 276 pages. ISBN 2-7535-0200-5

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  • Ces textes sont issus des journées d'étude qui se sont déroulées à l'Université Marc Bloch (Strasbourg 2) les 26 et 27 novembre 2004, clôturant le programme « Minorations, minorisations, minorités : dynamiques sociolinguistiques et socioculturelles » dont une équipe de recherche interdisciplinaire strasbourgeoise a bénéficié à la Maison interuniversitaire des Sciences de l'Homme ? Alsace (2001-2004). Les débats qui ont suivi les exposés sont transcrits dans leur intégralité.

    Sommaire
    • Alain CHAUVOT Ouverture
    • Arlette BOTHOREL-WITZ Introduction et présentation du programme « Minorations, minorisations, minorités : dynamiques sociolinguistiques et socioculturelles »
    • Philippe BLANCHET Minorations, minorisations, minorités : essai de théorisation d'un processus complexe
    • Béatrice FLEURY-VILATTE et Jacques WALTER Le festival du film italien de Villerupt minoration nationale, majoration culturelle
    • René KAHN Modèles de développement économique et cultures régionales.La minoration / majoration appliquée aux régions : le cas de l'Alsace
    • Georges BISCHOFF Une minorité virtuelle : être welsche en Alsacedans les coulisses du siècle d'or (1477-1618)
    • Didier DE ROBILLARDMême pas peur des créoles !La mise en place du CAPES de créole (2002?2003) comme actionde politique linguistique : langues minorées et / ou linguistiques minorées ?
    • Cécile JAHAN Les politiques linguistiques et le fait minoritaire.Réflexions sur la complexité des notions à partir du cas de l'Allemagne
    • Claude TRUCHOTL'anglais comme « lingua franca » : observations sur un mode de majoration
    • Dominique HUCK Minoration et majoration dans le discours épilinguistiqueinstitutionnel sur les langues en Alsace. Etude diachronique
    • Frédéric MEKAOUI « Faut-il parler alsacien pour être Alsacien ? », « Stratégies identitaires » : un cadre d'étude des processus de minorisation
    • Laurent MULLER et Irini TSAMADOU-JACOBERGER Regards croisés sur des récits de vie de Harkis vivant en Alsace
    • Débat conclusif

  • n° 11, 2006, Noms propres, dynamiques identitaires et sociolinguistiques, sous la direction de Francis Manzano.

    ISBN: 978-2-7535-0406-6

    Des dispositions du code civil aux articles de presse contemporains, de la Normandie au Cameroun et du Maghreb à la Bretagne en passant par la vaste Europe, pourquoi les noms propres (de personnes, de lieux, de territoires, de peuples) tiennent-ils tant de place dans le développement des groupes humains, leur passé, leur devenir, les changements en cours ? Sont-ils seulement de simples étiquettes modifiables, traces de leur passage laissées par les individus ou les sociétés humaines ?

    Des réflexions théoriques donneront ici quelques éléments de réponse à ce type de questions. Mais n'apparaît-il pas surtout que ces noms propres sont les oubliés d'une sociolinguistique contemporaine et d'une anthropologie globale qui devraient leur accorder une place plus importante ? Pour reprendre une métaphore de Germaine Tillion, a-t-on tiré « tout le jus possible » de ce domaine souvent réputé marginal ?

    Plusieurs universitaires ont ici réuni leurs efforts. Les uns et les autres, de longue date, ont consacré une bonne partie de leurs recherches aux questions théoriques que posent les noms propres, les systèmes onomastiques et la sociolinguistique. Au-delà des divergences naturelles d'approche, des intérêts et des spécialisations de chacun, ces neuf chercheurs nous montrent ensemble comment et pourquoi les noms propres constituent un objet passionnant, l'une des clefs de l'approche des rouages et des comportements en société.

    Sommaire
    • Guy Le Bihan, Le nom propre : identification, appropriation, valorisation (10)
    • Sarah Leroy, Les prénoms ont été changés. Pseudonymisation et production de sens des prénoms (28)
    • Georgeta Cislaru, Nom de pays, noms de peuple : quels usages, quelles identités ? (41)
    • Salih Akin, Comment dériver un gentilé à partir d'un toponyme ? Les potentialités signifiantes de Seine-Maritime (63)
    • Roseline Le Squère, Analyse des perceptions, usages et fonctions des toponymes actuels des territoires ruraux et urbains de Bretagne (81)
    • Jean-Benoît Tsofack, (Dé)nominations et constructions identitaires au Cameroun (101)
    • Abdelfattah Nissabouri, Toponymes maghrébins. De l'enracinement à l'internationalisation (117)
    • Paul Siblot, La bataille des noms de rues d'Alger. Discours et idéologie d'une toponymie coloniale (145)
    • Francis Manzano, Berbères, berbérité. Noms, territoires, identités.

  • n° 12, 2007, Autour du gallo: état des lieux, analyses, perspectives, sous la direction de Jean-Pierre Angoujard et Francis Manzano.

    ISBN: 978-2-7535-0596-4
    Le 29 juin 2007 s'est tenu à l'Université de Nantes une journée d'étude consacrée à la langue gallèse. Organisée par le Laboratoire de linguistique de Nantes (LLING), elle fut intitulée, avec un peu d'audace « 1ère Journée d'Études Gallèses » (JEG'07). Cette journée a permis à une trentaine de chercheurs (étudiants, universitaires, enseignants de gallo, responsables d'associations) d'échanger et de débattre autour des dix communications retenues.

    Les interventions et les débats du 29 juin 2007 portaient (sans concertation préalable) sur l'état du gallo et sa vitalité souvent surprenante dans une période où l'on dit les langues régionales en difficulté. Dans cette composante de la réflexion, diachroniciens, dialectologues et sociolinguistes font en effet le constat principal de la vitalité. Mais en même temps se pose constamment la question de la durée prévisible de cette vitalité heureuse. Avec la disparition de locuteurs actifs désormais âgés ou très âgés , le solde « naturel » du gallo ne sera-t-il pas très rapidement négatif ? Et dans ce cas les investissements normatifs, pédagogiques et institutionnels ne doivent-ils pas prendre le relais dans la perspective de la perpétuation de cette langue régionale ? Ceci détermine évidemment une deuxième composante de notre réflexion collective : la question de la production des normes explicites.

    Sommaire
    • Jean-Pierre Angoujard (Université de Nantes, Laboratoire de Linguistique de Nantes-EA 3827), Francis Manzano (Université Lyon 3 Jean Moulin, Centre d'Etudes Linguistiques-EA 1663 & Rennes 2, ERELLIF-EA 3207) Autour du gallo (texte introductif)
    • Philippe Blanchet (Université Rennes 2, ERELLIF-EA 3207) et André Le Coq (Association des enseignants de gallo) Où en est le gallo? Résultats d'enquêtes réalisées à l'Université de Haute Bretagne.
    • Francis Manzano (Université Lyon 3 Jean Moulin, Centre d'Etudes Linguistiques-EA 1663 & Rennes 2 : EA ERELLIF-EA 3207) Dix ans d'étude du gallo aux Cahiers de Sociolinguistique : de la langue patrimoniale à l'affirmation sociolinguistique.
    • Thierry Bulot (Université Rennes 2, ERELLIF-EA 3207) Le gallo langue urbaine ? ? ou le discours sur l'espace et les langues bretonnes à Rennes.
    • Gwendal Chevalier (Université Lyon 3 Jean Moulin, Centre d'Etudes Linguistiques-EA 1663) Gallo et breton : complémentarité ou concurrence
    • Morgan Houdemont (Université de Nantes, Laboratoire de Linguistique de Nantes-EA 3827) Etude des temps surcomposés à Couëron (Loire-Atlantique)
    • Jean-Paul Chauveau (CNRS, ATILF-Nancy) La formation du vocalisme du gallo.
    • Régis Auffray (Enseignant de gallo) Fabriquer un dictionnaire de gallo : les sources de documentation, les difficultés rencontrées
    • Christophe Simon (Association Bertaèyn Galeizz & Université Rennes 2) Graphier le gallo. Une analyse anthropologique.
    • Bèrtran Ôbrée (Association Chubri) Lire et écrire en gallo avec le Moga : un standard pour une diversité d'usages.
    • André Le Coq Jahier (Président de l'Association des enseignants de gallo) De la charte culturelle à aujourd'hui : 30 ans d'enseignement du gallo.

    n° 13, 2008, Normes identitaires et urbanisation des catégories discursives et des villes, sous la direction de Gudrubn LEDEGEN et Thierry BULOT


    Ce numéro des Cahiers de sociolinguistique Nouvelle Série est né du double projet de considérer ? via des approches et des cadrages théoriques distincts ? les corrélations probables entre la production des normes sociolinguistiques et l'urbanisation d'une part, et, d'autre part, de tenter de les penser sous un angle pluridisciplinaire en y associant des contributions conçues par des sociolinguistes et des spécialistes du champ Information-Communication.

    Sont ainsi réunies ici, sous la direction de Gudrun Ledegen et Thierry Bulot, les contributions de Nigel Armstrong, Jeanne-Marie Barbéris, Hélène Blondeau, Philippe Hambye, Lorène Labridy, Mylène Lebon-Eyquem, Brigitte Rasoloniaina et Jacky Simonin ; cela autour de trois thématiques : d'abord le lien entre les mutations sociales et le changement linguistique et/ou l'émergence de nouvelles variétés dans les contextes urbanisés, ensuite les identités urbaines en situation de contact et, enfin, la catégorisation en situation urbaine. Les études proposées concernent des sites urbains fort diversifiés morphologiquement et structurellement : le Paris de la fin du XIXième siècle-début du XXième siècle et celui d'aujourd'hui ; la « banlieue » dans toute sa stéréotypie circulaire ; l'île de la Réunion dans sa globalité ou vue à l'aune d'une ville de l'ouest ; la ville de Fort-de-France, autre Département d'Outre-Mer, autre situation ; les sites urbains de la France et de l'Angleterre, pris dans leur généralité ; la ville de Montréal, vue par sa face bilingue anglophone. Combinant ancrage théorique et problématisation relevant des rapports entre les discours sur les langues et les discours sur les espaces de ville, elles s'appuient toutes sur un corpus explicitement identifié, et nous parlent non ordinairement des langues et des villes, mais des catégories discursives sur les villes, des catégories issues et constitutives de l'urbanité langagière.

    Sommaire
  • Langues et espaces : normes identitaires et urbanisation (Thierry Bulot et Gudrun Ledegen) 5
  • Les Français devant la « norme urbaine non méridionale ». Changement linguistique et identité sociale (Nigel Armstrong) 15
  • Des banlieues au ghetto. La métaphore territoriale comme principe de division du monde social (Philippe Hambye) 31
  • Identité urbanisée, discours sur l'espace, discours dans l'espace. la parole chansonnière à la transition entre les XIXe et XXe siècles (Jeanne-Marie Barbéris) 49
  • Les mots de l'urbain réunionnais. Éléments d'une généalogie (Jacky Simonin) 73
  • Normes identitaires et configuration de l'espace sociolinguistique chez une génération de jeunes Anglo-Montréalais (Hélène Blondeau) 93
  • Catégorisation, « ditopie » et urbanité. comment le locuteur fragmente sa ville (Lorène Labridy) 119
  • Attitudes langagières et positionnement identitaire dans une ville de l'Est de La Réunion (Mylène Eyquem-Lebon) 133
  • Les normes identitaires de deux Sereer résidant à Paris (Brigitte Rasoloniaina) 147
  • Compte(s)-rendus(s) de lecture
  • La définition des termes « minorations, minorisations, minorités » et, dès lors, de leurs référents, constitue un enjeu théorique, politique et social essentiel pour les sciences sociales et pour les sociétés. Un groupe de chercheurs de différentes disciplines (sociologie, sociolinguistique, économie, etc.) ont croisé leurs regards pour examiner cette question. Entre propositions de modélisation théorique, investigations de divers champs disciplinaires et d'études de cas (autour de l'alsacien, des créoles, de l'anglais, des Harkis, de politiques linguistiques en Allemagne et ailleurs), l'ensemble de leurs travaux tend à montrer ici qu'il s'agit, principalement, de processus complexes dont les seuls noms « minorations, minorisations » ont du mal à rendre compte.
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  • N°14 (nouvelle série), 2009, Didier de Robillard, (Dir.) Réflexivité, herméneutique : vers un paradigme de recherche ?


    Ce numéro des Cahiers de sociolinguistique prend au sérieux la question des approches qualitatives en tentant d'aller au-delà des définitions timides du « qualitatif » qui le définissent apologétiquement et négativement comme « ce qui n'est pas quantitatif». Si les postures qualitatives se définissent positivement, quels en sont les caractéristiques ? Chacun des contributeurs répond à sa manière, parfois en proposant un panorama historique, parfois en se focalisant sur un aspect, parfois en racontant un exemple de mise en oeuvre, une expérience de recherche réflexive. Sans que se constitue une « école » au sens hiérarchisé et clos du terme, le qualitatif ayant partie liée avec la diversité, on voit apparaître suffisamment d'affinités pour en distinguer quelques traits : l'échange et le débat d'idées, l'imagination et la créativité, la variation, le changement, donc l'historicité, le récit d'expérience, et cela dans des champs tels que celui de la formation en général, de la didactique des langues, de la sociolinguistique. Ce numéro pose enfin la question de savoir, dans la mesure où toute recherche finit par se raconter (quelle que soit l'écriture choisie, quantitative ou non), et où un récit est socialisé, si une dimension socio-/ ethno-/ anthropo-linguistique ne caractérise pas toute recherche (sans exclusive par rapport à d'autres dimensions, elles-aussi transversales), ce qui affirmerait la pertinence du point de vue sociolinguistique, y compris, et peut-être même surtout, pour les sciences « dures » et recherches racontées en style quantitatif (quels sont les enjeux liés au fait de ne pas avoir l'air de raconter, en donnant des chiffres ?)
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  • n° 15, 2010: Pierozak, I., Bulot, Th. et Blanchet, Ph. (Dir.), Approches de la pluralité sociolinguistique: Vers quelles convergences des pratiques de recherche et d’éducation ?

Sommaire
:

  • DES QUESTIONNEMENTS ASSUMES, DES REPONSES PLURIELLES  ET DE NOUVEAUX ENJEUX    (ISABELLE PIEROZAK, THIERRY BULOT ET PHILIPPE BLANCHET)   
  • USAGES LINGUISTIQUES ET CONSTRUCTIONS IDENTITAIRES AU CAMEROUN.  A LA RECHERCHE DE SOI ET/AVEC L’AUTRE ?   (VALENTIN FEUSSI)
  • METHODOLOGIE CRITIQUE D’UNE ENQUETE SOCIOLINGUISTIQUE MENEE DANS UN QUARTIER DIT « POPULAIRE » D’ALGER (BELCOURT / BELOUIZDAD) : ETRE UN ENQUETEUR OU UNE ENQUETRICE ?    (KAHINA DJERROUD)
  • LES « VARIETES » DU FRANÇAIS EN AFRIQUE. STIGMATISATIONS, DENOMINATIONS, REIFICATION : A QUI LA FAUTE ?   (CAROLE DE FERAL)
  • POURRAIT-ON FAIRE SANS LA LANGUE ET SES FRONTIERES ? ETUDE DE LA GESTION DES RESSOURCES LANGAGIERES A L’ILE MAURICE    (RADA TIRVASSEN)
  • LA VARIATION DANS LE CONTEXTE ALGERIEN : ENJEUX LINGUISTIQUE, SOCIOCULTUREL ET DIDACTIQUE    (ATTIKA-YASMINE ABBES-KARA)
  • LANGUE CORSE ET POLYNOMIE : RETOUR SUR UN PROCESSUS LANGAGIER DANS L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE    (PASCAL OTTAVI)
  • EVALUER – ACCUEILLIR – INSERER : QUEL(S) PRISME(S) POUR QUELLE(S) PROJECTION(S) ?       (EMMANUELLE HUVER ET CECILE GOÏ)   
  • ANALYSE DE DISCOURS ET DISCOURS INSTITUTIONNEL DE L’ECOLE : LE CAS DE L’ECRITURE DE SOI (PASCALE DELORMAS)
  • REPERCUSSIONS DU DISCOURS DIDACTIQUE SUR LES COMPOSANTES «EXTRALINGUISTIQUES» DE LA CLASSE DE LANGUE : CATEGORISATION DES APPRENANTS ET DESCRIPTION DU CONTEXTE (FUMIYA ISHIKAWA)

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